Aujourd’hui, je vous livre un nouveau chapitre de Carmine…Une histoire un peu flyée que j’écris par petits bouts parce que c’est la première fois que j’en écris une et que je n’ai pas l’habitude… Je n’ai pas la prétention d’être écrivaine, loin de là, c’est que j’en ai juste eu envie… Si ça vous plait, j’ai crée un onglet au nom de Carmine, l’histoire est réunie du premier chapitre à celui-ci. Vous pouvez aussi y laisser vos commentaires. Bonne Lecture!
Mme Pinchard

Mme Pinchard était une femme vivant de façon enviable sa cinquantaine, en fait elle donnait l’impression d’avoir tout juste franchi la quarantaine. Elle allait ça et là, vaquant à ses occupations quotidiennes et comme elle avait toujours vécu dans le même quartier, tout le monde la connaissait, ce qui lui permettait de bien occuper ses journées en parcourant tous les petits refuges de ses commères préférées.
Depuis qu’elle était veuve, son mari chauffeur de métro mort de façon sinistre suite à des blessures infligées par quelques adolescents inconscients, elle adorait aller regarder la nuit tomber sur Montréal du haut du Mont-Royal. Elle avait cette passion depuis l’âge d’environ de dix neuf ans lorsqu’elle et Aubère, au tout début de leur fréquentation, marchaient main dans la main le long des routes de campagne. Ils allaient dans les champs écouter le chant des criquets et regarder les couleurs du ciel changer à la tombée de la nuit. C’était magnifique, elle s’en souvient très bien, et même si la robe que vêt Montréal en fin de soirée n’est pas aussi jolie, les souvenirs qu’elle lui rappelle n’en sont que plus magiques.
Ce soir madame Pinchard avait été surprise par l’étrange beauté des couleurs qui habillaient le ciel. Le soleil d’un rouge ardent reflétait ses lumières orangées dans un ciel complètement dépourvu de pollution, faisant ainsi briller Montréal sous tous ses feux. Mais, chose étrange, ce soir il n’y aurait pas d’étoile puisque juste après que les derniers rayons eurent embrassé les immeubles, le ciel s’était recouvert de façon subite, forçant ainsi madame Pinchard à plier se chaise de nylon tressée et à entrer dans sa petite maison.
Elle se prépara une tisane, alluma sa vieille télévision et s’installa confortablement sur sa chaise berçante matelassée de coussins de laine verts et jaunes qu’elle avait fabriqués elle-même. Il était un peu passé les vingt heures, un film américain mal traduit prenait l’antenne. C’était l’histoire d’une famille établie depuis peu en Louisiane, dont la femme tombait follement amoureuse d’un voisin qui coupait son gazon. Tous les mercredis à l’heure de la tonte, la femme secrètement folle du tondeur délaissait sa famille pour aller promener son caniche afin que le tondeur puisse la remarquer. Il la remarqua et bla, bla, bla et bla, bla, bla… Scènes d’amour, mari agressivement jaloux, divorce, enfants malheureux, cohabitation, tondeur fou, séparation, enfants suicidaires…
Du coin de l’œil, madame Pinchard aperçut une lumière bleue qui venait de la rue. Ne faisant ni un ni deux, parce qu’elle croyait que les policiers faisaient une autre visite surprise au bordel d’à côté et qu’elle aurait plein de potineries à raconter à ses amies commères, elle se précipita vers l’avant de sa maison. Mais il n’y avait ni policier, ni potin qu’elle aurait pu raconter. Elle se retrouvait face à face avec la réalité que ce soir avait été son dernier coucher de soleil.











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